26 décembre 2006
Mr Sex Machine est mort ...

Surnommé "le Parrain de la Soul" ou "Mr Sex Machine", le chanteur
américain James Brown qui a accumulé au cours d'une carrière longue et
mouvementée, disques au succès planétaire, cures de désintoxication et
séjours en prison, est mort hier Lundi 25 Decembre 2006 à l'âge de 73 ans à l'hopital Emory Crawford Long d'Atlanta.
James Brown le Mr Dynamit fut connu pour ses performances scéniques et
ses tenues de scènes plus ou moins voyantes qui lui ont rendu l'artiste le
plus imité du show business de tout l'US. Cet homme a pu produire plus
de 75 albums vendus à des millions d'exemplaires dans le monde.
En effet, James Brown devait se produire Mercredi
et Jeudi dans le Connecticut et le New Jersey ainsi que deux concerts
ont été programmés à New York la veille du nouvel an le 31 Decembre
2006. Egalement, une tournée en France et spécialement à Grenoble,
Marseille et Paris était prévue juin 2007.
Né de parents pauvres en Caroline du Sud ou en Georgie selon les
sources, il n'a jamais voulu révéler sa véritable date de naissance que
l'on situe entre 1928 et 1933.
Peu après sa venue au monde, sa famille déménage à Augusta (Georgie) et
le jeune James survit en ramassant du coton chez les riches
propriétaires ou en cirant des chaussures dans le centre-ville.
Il est aussi rabatteur pour filles de joie, et est condamné pour vol à l'âge de 16 ans.
C'est en prison qu'il rencontre Bobby Byrd et entre dans son groupe
de gospel avant de rejoindre en 1952 les Starlighters qui changent
alors de nom pour devenir James Brown and the Famous Flames.
Le groupe fait deux albums, "Please, Please, Please" en 1956, et
"Try Me" en 1958, tout en délaissant quelque peu le gospel pour un
rhythm and blues bien plus nerveux.
En 1962, James Brown enregistre un album live à l'Apollo de New York. C'est un succès colossal.
Deux ans plus tard, il officie en solo et connaît ses premiers
grands succès en tant que tel : l'album "Out Of Sight" contient les
tubes "Papa's Got A Brand New Bag" et "I Got You (I Feel Good)",
aujourd'hui des grands classiques.
En 1970, c'est l'apothéose avec "Sex Machine", peut-être le point d'orgue de sa carrière.
Dans les années 70, la vague disco arrive et submerge presque James Brown et son funk endiablé.
Il continue avec un nouveau groupe, les Pacesetters, et renoue avec le succès grâce à "It's Too Funky Here" en 1978.
Les Blues Brothers lui rendent hommage à l'aube des années 80 en
lui confiant un rôle de prêtre dans ce film devenu lui aussi culte. Et
c'est vraiment le cinéma qui le relance puisque le film "Rocky IV", en
1986, lui permet de triompher avec "Living In America".
Depuis cette période, James Brown a enchaîné séjours en prison,
cures de désintoxication et disques de qualités diverses.
En 2001, paraît un album hommage "Doing The James Brown" où l'on retrouve Aretha Franklin et Otis Redding.
Après une vie faite d'excès en tous genres, il apprend, à la fin de
l'année 2004, qu'il est atteint d'un cancer de la prostate. "J'ai
surmonté beaucoup de choses dans ma vie. Je surmonterai cela
également", avait déclaré le "Parrain de la Soul", lorsqu'on l'avait
informé qu'il devait en conséquence subir une intervention
chirurgicale.
Trafic de drogue, coups et blessures à agents de police, tentative
de fuite, violence conjugale s'ajoutent à son casier judiciaire déjà
fourni. En 1988, James Brown est condamné à six ans de prison pour
tentative d'agression contre des policiers. Il est mis en liberté
conditionnelle au bout de deux ans et demi.
AFP


